Le cycle saisonnier de la végétation et le dioxyde de carbone atmosphérique
Tous les crédits pour cet article et la carte animée appartiennent à la NASA (2019)
Dans cette animation captivante, les instruments de la NASA fournissent une représentation visuelle de l'interaction dynamique entre le cycle saisonnier de la végétation et la concentration de #carbondioxyde dans l'atmosphère.
L'animation se déroule à partir du 1er janvier, capturant l'hiver dans l'hémisphère nord et l'été dans l'hémisphère sud. Au cours de cette période, les teintes vertes éclatantes indiquent la prédominance de la végétation vivante, concentrée autour de l'équateur et dans l'hémisphère sud.
Au fur et à mesure que l'animation progresse jusqu'à la mi-avril, une augmentation sensible de la concentration de dioxyde de carbone, représentée en jaune orangé, pénètre dans la couche intermédiaire de l'atmosphère terrestre, la troposphère. Cette augmentation s'étend à l'ensemble de l'hémisphère nord et atteint son maximum vers le mois de mai.
L'augmentation du dioxyde de carbone correspond aux changements saisonniers dans les écosystèmes des latitudes septentrionales, où les arbres à feuilles caduques perdent leurs feuilles, ce qui entraîne une libération nette de dioxyde de carbone par la respiration. En outre, le début du printemps contribue à cette libération car les sols se réchauffent, laissant passer près de 10 % du dioxyde de carbone atmosphérique.
Après avril, l'hémisphère nord passe à la fin du printemps et à l'été, avec l'épanouissement de la vie végétale, qui atteint son apogée à la fin de l'été. L'animation illustre de manière frappante le processus de photosynthèse des plantes, qui élimine activement le dioxyde de carbone de l'air. À mesure que la végétation nouvelle et en expansion devient plus abondante, le dioxyde de carbone atmosphérique subit une réduction notable, en particulier dans les forêts boréales.
L'animation met en évidence un décalage d'environ trois mois entre l'état de la végétation en surface et son impact sur les concentrations de dioxyde de carbone dans la troposphère moyenne. Ce décalage temporel met en évidence la nature complexe et interconnectée des processus de l'écosystème terrestre.
Ces données offrent aux scientifiques une occasion précieuse d'améliorer leur compréhension des relations complexes entre le dioxyde de carbone dans la troposphère moyenne et le cycle saisonnier de la végétation en surface.
Ces connaissances permettent de mieux comprendre la dynamique du carbone sur Terre et contribuent aux efforts déployés pour surveiller et relever les défis liés au climat.